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Caroline Cheam

Titre de la thèse

La perception haptique chez les personnes ayant le syndrome de Williams



Commencée en octobre 2010 sous la direction du Prof. Koviljka Barisnikov et du Prof. Edouard Gentaz et avec la collaboration de Julie Heiz.

Projet de thèse approuvé le 6 décembre 2012.


Des études sur les traitements sensoriels ont démontré que les SW possèdent des profils atypiques : dans la modalité auditive, ils présentent une hyperaccousie qui engendre une « surcatégorisation » de phonèmes (Majerus et al., 2011) ; au niveau des capacités visuo-constructives, ils favorisent un traitement localisé, autrement dit focalisé sur les détails, en défaveur d’un traitement global, lorsque la saillance des composants d'un stimulus augmente comparée à celle du tout (Thibault & Fayasse, 2003). Concernant la modalité tactile, il existe peu de recherche dans ce domaine. La plupart démontre que certains Sw ont une hypersensibilité dite défensive (Semel, E. & Rosner, 2003) correspondant à des comportements d'aversion observés pour certains stimuli tactiles.

Le but de cette recherche est une meilleure appréhension de l’exploration tactile autrement dit, la perception haptique, résultant de la stimulation de la peau provenant de mouvements actifs d'exploration de la main entrant en contact avec des objets (Gentaz, 2009).

En évaluant le traitement d’informations tactiles lors des tâches proposées et ce, à travers l’âge, cette étude nous permettra d’une part, d’établir des point de « référence» pour évaluer le niveau (compétences, processus) de l’intégration sensorielle et d’autre part de mieux comprendre la nature des difficultés rencontrées par les personnes possédant de l’hypersensibilité tactile dite défensive comme les personnes ayant le syndrome de Williams.


Cette recherche s'intègre dans le 3e axe de recherche proposée par l'unité de Psychologie Clinique et de Neuropsychologie de l'Enfant.




Dr. Julie Heiz

Titre de la thèse

Le développement visuo-spatial des personnes avec le syndrome de Williams: intégration visuo-motrice et prise de référence.



Terminée en mars 2016, sous la direction du Prof. Koviljka Barisnikov.


Le syndrome de Williams (SW) est un trouble génétique neurodéveloppemental rare découvert en 1961. Les personnes avec SW présentent une dissociation entre leurs capacités de langage et leurs interactions sociales considérées comme préservées comparées à leurs capacités visuo-spatiales estimées, quant à elles, comme déficitaires. Malgré de bonnes capacités langagières et visuo-perceptives, ces personnes présentent d'importantes difficultés à réaliser des tâches quotidiennes et les apprentissages scolaires, notamment dans l'écriture et dans le calcul.

De nombreux auteurs ont signalé une dissociation entre les capacités visuo-perceptives et visuo-constructives. Ces personnes avec SW disposent de bonnes performances dans les tâches de reconnaissance de visages et d'objets, mais présentent des difficultés dans les tâches qui impliquent la dimension spatiale, particulièrement dans la réalisation de dessins ou la construction de patterns de cubes.

Leurs particularités affichées dans le traitement de l'information visuelle se caractérisent par leur préférence d'un traitement local, utilisant l'analyse axée vers les différentes parties constitutives de la forme, au détriment d'une analyse globale. Ces particularités semblent assurer la réussite des tâches visuo-perceptives mais n'expliqueraient pas cependant pas leurs difficultés à réaliser des tâches visuo-constructives. Un problème d'intégration visuo-motrice, dont les causes ne sont pas encore identifiées, est notamment mis en évidence dans la réalisation de dessins.

Chez les enfants au développement typique, le développement des compétences visuo-spatiales semblent être corrélé aux compétences de représentation de l'environnement et à l'utilisation de points de référence adéquats. Les enfants développent des capacités de prise de référence égocentrée puis allocentrée au cours de leur développement.

Peu d'études récentes et très différentes méthodologiquement les unes des autres traitent de cette capacité chez les personnes avec SW. Cependant, les résultats obtenus ne sont pas concordants et ne permettent pas de conclure si ces personnes possèdent des compétences de prise de référence égocentrée et allocentrée.

A l'heure actuelle, on ne sait toujours pas si elles peuvent se référer à leur propre corps et/ou aux objets pour se représenter les relations spatiales.

L'objectif principal de notre travail est d'investiguer l'origine des difficultés de représentation visuo-sptatiale, à savoir les capacités de prise de référence spatiale et d'intégration visuo-motrice qui peuvent être une cause explicative des difficultés visuo-spatiales de ces personnes avec SW.

Cette recherche s'intègre dans le 3e axe de recherche proposée par l'unité de Psychologie Clinique et de Neuropsychologie de l'Enfant.


Nous recherchons activement des personnes avec le Syndrome de Williams désireuses de participer à notre étude, n'hésitez pas à nous contacter!


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